Chargement...

Actualités

Le programme de mobilité des jeunes avec l'UE gagne du terrain des deux côtés de l'échiquier politique face aux frustrations du Brexit

01.04.2026 | Brexit

A view of an airport tarmac with an airplane, vehicles, and people moving.

Article content

L'opinion bascule sur la mobilité des jeunes

Un changement remarquable est en cours dans l'opinion publique britannique. Un nouveau sondage révèle que les partisans de Reform UK -- le parti le plus étroitement lié au mouvement du Brexit -- soutiennent désormais un programme de mobilité des jeunes avec l'Union européenne.

View from airplane window showcasing airport control tower and sky. Photo by Guilherme Rossi on Pexels

Une génération sacrifiée

Au cœur du débat se trouve une flagrante injustice générationnelle. La plupart des jeunes Britanniques étaient soit trop jeunes pour voter lors du référendum de 2016, soit ont voté massivement pour le maintien dans l'UE. Pourtant, ils sont aujourd'hui les plus touchés.

Avant le Brexit, les citoyens britanniques de moins de 30 ans pouvaient librement vivre, travailler et étudier dans les 27 États membres. Le programme Erasmus, les expériences professionnelles dans les villes européennes -- tout cela a disparu.

airplane in midair at daytime Photo by emanuviews on Unsplash

Ce qui est proposé

Le programme proposé permettrait aux jeunes de 18 à 30 ans de vivre et travailler dans un État membre de l'UE pour une durée limitée. Les participants doivent justifier de moyens financiers suffisants et disposer d'une assurance maladie complète. Chaque visa ne serait valable que pour un seul pays de l'UE.

Le Royaume-Uni dispose déjà d'accords similaires avec l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan.

Detailed close-up image of a globe focusing on Northern Europe, featuring country labels and borders. Photo by Lara Jameson on Pexels

L'argument économique

De nombreux commentateurs ont qualifié le vote de 2016 de « l'une des décisions économiques les plus catastrophiques de l'histoire du pays », pointant la hausse des prix alimentaires, la perte d'échanges commerciaux et la stagnation de la croissance.

Les chercheurs universitaires se sont montrés particulièrement critiques. La collaboration internationale est devenue beaucoup plus difficile depuis le Brexit.

Le contre-argument

Tous ne sont pas d'accord. Certains soulignent qu'étendre un programme de mobilité des jeunes à l'UE ne revient pas à « défaire le Brexit » puisque le Royaume-Uni dispose déjà d'accords similaires avec des pays hors UE.

La suite

Le fait que même la base électorale de Reform UK soutienne la mobilité des jeunes suggère que le pragmatisme l'emporte sur l'idéologie. Avec les systèmes EES et ETIAS de l'UE qui s'apprêtent à imposer des obstacles supplémentaires, la pression ne fera qu'augmenter.

A close-up image of a U.S. passport, dollar bills, and a smartphone. Photo by DΛVΞ GΛRCIΛ on Pexels

La question n'est plus de savoir si le Royaume-Uni doit négocier avec l'UE sur la mobilité des jeunes, mais à quelle vitesse et à quelles conditions.

Sources d'images:

  • Image d'en-tête: Photo by Noland Live on Pexels
  • Image de teaser: Photo by Markus Winkler on Pexels