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Le « bonus frontalier du Brexit » : ce que les nouvelles règles d'entrée de l'UE signifient pour les voyageurs britanniques

12.10.2024 | Brexit

European Union flag waving elegantly within a historic stone archway in Brussels.

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Le « bonus frontalier du Brexit » : ce que les nouvelles règles d'entrée de l'UE signifient pour les voyageurs britanniques

Lorsque le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne, il a demandé à être traité comme un « pays tiers » à la frontière extérieure de l'UE. Le résultat concret, c'est plus de paperasse, pas moins : les titulaires d'un passeport britannique font désormais la queue dans la file hors UE, voient leur passeport tamponné et ont une durée de séjour limitée. Des commentateurs ont ironiquement baptisé cet effet cumulé « bonus frontalier du Brexit », mais pour les voyageurs les changements sont bien réels.

Deux grands changements arrivent ensemble : le système entrée/sortie (EES), longtemps repoussé, et, six mois plus tard, le Système européen d'information et d'autorisation concernant les voyages (ETIAS).

European Union flag waving elegantly within a historic stone archway in Brussels. Photo by Petrit Nikolli on Pexels

Statut de pays tiers et règle des 90/180 jours

En tant que ressortissants de pays tiers, les voyageurs britanniques ne peuvent désormais passer plus de 90 jours sur toute période glissante de 180 jours dans l'espace Schengen, qui couvre la majeure partie de l'UE plus des pays comme la Norvège, l'Islande et la Suisse. Les agents frontaliers examinent les passeports pour calculer les jours utilisés, et un long séjour peut « bloquer » un voyageur jusqu'à ce que suffisamment de temps se soit écoulé. C'est une conséquence directe de l'accord post-Brexit, qui s'applique aux séjours de loisir en Espagne, en France, en Grèce et ailleurs.

EES : empreintes et reconnaissance faciale à la frontière

Le système entrée/sortie remplace le tamponnage manuel du passeport par un enregistrement électronique. Lors de la première utilisation, les voyageurs hors UE fournissent des données biométriques, dont des empreintes digitales et une image du visage, ensuite reliées à leurs registres d'entrée et de sortie. À la publication, le système était attendu à partir du 10 novembre 2024, même si son déploiement a été repoussé à plusieurs reprises.

Des inquiétudes pratiques portaient sur les files d'attente, en particulier aux points de tension comme le port de Douvres, où les passagers d'autocars disposent d'un espace limité pour le traitement. Opérateurs et autorités ont investi dans des infrastructures supplémentaires pour tenter de maintenir la fluidité du trafic à mesure que les nouveaux contrôles se mettaient en place.

View of a control tower and airplane at Hamburg Airport on a sunny day. Photo by Wolfgang Weiser on Pexels

ETIAS et la suite

Une fois l'EES opérationnel, le second changement suit environ six mois plus tard : ETIAS. Les voyageurs dispensés de visa, dont les citoyens britanniques, devront remplir une demande en ligne et payer un frais, initialement fixé à 7 €, avant de se rendre dans l'espace Schengen. Ce n'est pas un visa, mais une autorisation préalable au voyage semblable à l'ESTA des États-Unis, et une fois délivrée elle permet de courts séjours sur une période de validité de plusieurs années.

Rien de tout cela ne s'applique à l'Irlande, située hors de l'espace Schengen dans le cadre de la zone de voyage commune. Pour tous les autres, il est utile de se familiariser avec la procédure à l'avance. Vous pouvez voir comment commencer votre demande ETIAS afin que la nouvelle exigence ne perturbe pas votre voyage.

Sources d'images:

  • Image d'en-tête: Photo by Petrit Nikolli on Pexels
  • Image de teaser: Photo by Wolfgang Weiser on Pexels