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L'UE assouplit les nouveaux contrôles aux frontières pour les voyageurs britanniques alors que le lancement de l'EES est de nouveau reporté

23.08.2024 | Frontières

China Eastern Airlines aircraft parked at an airport terminal, ready for its next journey.

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L'UE assouplit les nouveaux contrôles aux frontières pour les voyageurs britanniques alors que le lancement de l'EES est de nouveau reporté

Les projets de contrôles post-Brexit plus stricts pour les voyageurs entrant en Europe depuis le Royaume-Uni ont une fois de plus été reportés, et les règles finales ont été assouplies face à la crainte de longues files à la frontière. The Independent a appris que la nouvelle date cible du système d'entrée/sortie (EES) est le dimanche 10 novembre 2024, avec une option de « dernier recours » consistant à le repousser d'une semaine supplémentaire, au 17 novembre, si les États membres ne sont pas prêts.

A woman gazing at airplanes through a window at Kyiv's airport terminal, capturing a moment of reflection. Photo by Atlantic Ambience on Pexels

Ce que le système d'entrée/sortie doit accomplir

L'EES a deux objectifs affichés : automatiser les contrôles des personnes entrant et sortant de l'espace Schengen afin de détecter les dépassements de séjour, et renforcer la sécurité aux frontières en enregistrant les empreintes et la biométrie faciale de chaque voyageur hors UE franchissant légalement la frontière. Les titulaires d'un passeport britannique, devenus « ressortissants de pays tiers » après le Brexit, seront de loin le groupe le plus concerné.

Le dispositif a été repoussé à plusieurs reprises, alors qu'il devait initialement être lancé en 2021. Il s'applique dans tout l'espace Schengen, qui comprend l'Islande, la Norvège, la Suisse et tous les pays de l'UE sauf Chypre et l'Irlande.

Une « soupape de sécurité » pour fluidifier les files

La conception initiale était un « big bang » : dès le premier jour, la biométrie serait collectée auprès de chaque voyageur lors de sa première arrivée à une frontière extérieure. Cette exigence a désormais été assouplie, peut-être pour une durée pouvant aller jusqu'à 18 mois. Selon la nouvelle approche, une « soupape de sécurité » permettra aux agents de dispenser de nombreuses personnes des empreintes et de la photo du visage lorsque les points de contrôle sont trop saturés.

Dans des « circonstances exceptionnelles », qui n'ont pas été définies, à peine un voyageur sur dix pourrait se voir demander d'enregistrer sa biométrie. Les agents d'immigration locaux fixeront la proportion appropriée, de 10 à 100 pour cent, selon l'affluence au passage. On s'inquiète particulièrement des contrôles juxtaposés au port de Douvres, au terminal Eurotunnel de Folkestone et au hub Eurostar de Londres St Pancras, conçus en partant du principe que les voyageurs britanniques ne subiraient que des contrôles légers.

Et ensuite ?

Après le premier enregistrement d'un voyageur, les visites ultérieures ne nécessiteront qu'une seule donnée biométrique, très probablement l'image faciale. Une fois l'EES en service, l'UE prévoit d'introduire le système européen d'information et d'autorisation concernant les voyages (ETIAS), une autorisation en ligne semblable à l'ESTA des États-Unis. Les titulaires d'un passeport britannique devront s'enregistrer en ligne avant de voyager et payer des frais, fixés à 7 euros à ce stade. Pour comprendre comment ces deux systèmes s'articulent, lisez notre aperçu de l'EES et de l'ETIAS.

Sources d'images:

  • Image d'en-tête: Photo by Linjie Zhang on Pexels
  • Image de teaser: Photo by Tiago L BR on Pexels