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« Disproportionnés et injustifiés » : le secteur du voyage conteste les frais ETIAS de 20 €
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« Disproportionnés et injustifiés » : le secteur du voyage conteste les frais ETIAS de 20 €
Une coalition des organisations du voyage et de l'aviation les plus influentes d'Europe a publiquement contesté le projet de la Commission européenne de porter les frais du Système européen d'information et d'autorisation concernant les voyages (ETIAS) de 7 € à 20 €. Dans une déclaration commune, les groupes ont qualifié la hausse proposée de disproportionnée et averti qu'elle risque de nuire à la compétitivité du secteur touristique du continent à un moment déjà difficile.
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Qui s'oppose, et pourquoi
Les critiques sont venues d'une large alliance comprenant l'Association européenne des agences de voyages et des voyagistes (ECTAA), l'Association européenne du tourisme (ETOA) et Airlines for Europe (A4E). Leur argument central est que le quasi-triplement de la redevance va à l'encontre des intentions des colégislateurs — le Parlement européen et le Conseil — qui avaient convenu d'un montant modeste et raisonnable lors des négociations initiales de 2018.
Les responsables du secteur ont souligné que, même si 20 € peut sembler faible isolément, cela s'ajoute à une pile croissante de coûts de voyage. Les taxes de séjour ont fortement augmenté dans des villes prisées comme Barcelone, Venise et Lisbonne, et les familles qui préparent un voyage en Europe ressentent de plus en plus le poids cumulé de ces frais. Patrick Diemer, président de BT4Europe, a déclaré que la hausse imposait « un coût et une charge administrative supplémentaires aux voyageurs, avec peu d'avantages perceptibles pour l'expérience utilisateur ».
Un appel à la transparence
Au-delà du montant affiché, les associations ont fait part de leurs inquiétudes quant à la manière dont les 20 € ont été déterminés. Elles ont demandé si des modèles tarifaires alternatifs, comme 10 € ou 12 €, avaient été sérieusement envisagés, et ont fait valoir que les preuves présentées étaient insuffisantes pour démontrer que ce niveau de redevance est nécessaire au fonctionnement et à la maintenance du système.
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Les organismes du voyage ont également rejeté l'idée de justifier les frais ETIAS en les alignant sur d'autres dispositifs, comme l'autorisation électronique de voyage du Royaume-Uni. Les décisions tarifaires, ont-ils soutenu, devraient refléter les besoins opérationnels réels du système de l'UE, et non reproduire des programmes sans rapport en l'absence de fondement juridique clair.
Ce que dit l'UE et la suite
La Commission européenne a défendu la hausse en invoquant des coûts d'exploitation plus élevés, l'inflation et la nécessité de financer de nouvelles fonctionnalités techniques, un chiffrement renforcé et une meilleure coordination avec des systèmes comme le système d'entrée/sortie (EES). Les associations réclament toutefois une analyse d'impact formelle et un détail précis des coûts avant que le montant ne soit arrêté, et exhortent le Conseil et le Parlement à adopter une redevance plus proportionnée et fondée sur des preuves.
L'ETIAS devrait entrer en service fin 2026, obligeant les voyageurs exemptés de visa originaires de pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, le Brésil, le Canada et l'Australie à obtenir une autorisation en ligne avant de se rendre dans l'UE. Les voyageurs qui souhaitent comprendre cette exigence à l'avance peuvent consulter la procédure de demande ETIAS afin d'éviter toute mauvaise surprise au lancement du système.
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