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Nouveau système d'entrée/sortie de l'UE : Mythes et réalités pour les voyageurs

01.04.2026 | Voyages

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Nouveau système d'entrée/sortie de l'UE : Mythes et réalités pour les voyageurs

Le système d'entrée/sortie (SEE) de l'Union européenne a officiellement entamé son déploiement progressif, marquant l'un des changements les plus significatifs du contrôle aux frontières dans l'espace Schengen ces dernières années. Si le système vise à moderniser et à fluidifier le traitement des voyageurs non européens aux frontières, il a également suscité une vague d'idées reçues. Nous faisons ici le point entre mythes et réalités.

Beautiful view of Saint Peter's Basilica and St. Angelo Bridge in Rome at sunset reflecting in the Tiber River. Photo by Julius Silver on Pexels

Qu'est-ce que le SEE ?

Le SEE est un système numérique conçu pour enregistrer les données d'entrée et de sortie des ressortissants non européens voyageant dans l'espace Schengen pour des séjours de courte durée. Il remplace le processus traditionnel de tamponnage manuel des passeports par un enregistrement biométrique automatisé, comprenant des scans faciaux et des empreintes digitales. L'objectif principal du système est de renforcer la sécurité aux frontières, de réduire les temps d'attente et de garantir le respect de la règle du séjour court de 90 jours sur une période de 180 jours.

Mythe : Les voyageurs doivent prouver qu'ils ont une assurance maladie

L'une des idées reçues les plus répandues est que les voyageurs non européens devront fournir une preuve d'assurance maladie à leur entrée. Cette confusion est née d'une erreur de traduction dans les premières communications concernant les bornes d'enregistrement à la gare londonienne de St Pancras International. La question portait en réalité sur l'assurance voyage, et non spécifiquement sur l'assurance maladie.

Le gouvernement britannique et la Commission européenne ont tous deux confirmé que l'assurance maladie n'est pas une exigence obligatoire pour entrer dans l'UE dans le cadre du SEE. Bien qu'une assurance voyage complète soit vivement recommandée, elle ne constitue pas une condition d'entrée.

De nombreux voyageurs britanniques continuent de s'appuyer sur la Carte globale d'assurance maladie (GHIC), qui donne accès aux soins médicalement nécessaires dans les pays de l'UE. Toutefois, la GHIC ne remplace pas une couverture d'assurance voyage complète.

A woman with tattoos packing a suitcase on a bed, preparing for travel. Photo by Timur Weber on Pexels

Mythe : Un nouveau visa est nécessaire

Le SEE n'introduit aucune nouvelle exigence en matière de visa. Les voyageurs issus de pays exemptés de visa, dont le Royaume-Uni, continueront d'entrer dans l'espace Schengen sans visa pour des séjours de courte durée allant jusqu'à 90 jours sur une période de 180 jours.

Le SEE ne doit pas être confondu avec le Système européen d'information et d'autorisation de voyage (ETIAS), dont le lancement est prévu à partir de fin 2026. L'ETIAS exigera des voyageurs exemptés de visa qu'ils obtiennent une autorisation de voyage préalable en ligne — à l'instar de l'ESTA américain — mais il ne s'agit pas d'un visa.

Mythe : Le SEE est une mesure de rétorsion liée au Brexit

Certains ont émis l'hypothèse que le SEE aurait été introduit comme mesure punitive à l'encontre du Royaume-Uni à la suite du Brexit. C'est inexact. Le SEE est une initiative à l'échelle de l'UE qui concerne tous les visiteurs non européens et était en cours de développement bien avant le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne. Le Royaume-Uni a d'ailleurs participé aux premières étapes de planification du système alors qu'il était encore État membre.

Il convient de noter que le Royaume-Uni a introduit son propre système équivalent, l'Autorisation électronique de voyage (ETA), qui exige une approbation préalable au voyage pour les visiteurs des pays exemptés de visa, y compris les citoyens de l'UE.

Mythe : Le SEE s'applique aux citoyens de l'UE

Le SEE cible exclusivement les ressortissants non européens voyageant pour des séjours de courte durée. Les citoyens de l'UE, les titulaires de visas de longue durée et les résidents des pays de l'espace Schengen sont exemptés. De plus, les voyageurs entrant dans l'UE pour des études, de la recherche, du volontariat, du travail au pair ou des projets éducatifs ne sont pas soumis aux procédures du SEE. Les travailleurs transfrontaliers, les chefs d'État et d'autres catégories exemptées sont également exclus.

A tram travels down a leaf-strewn street in autumnal Zürich, Switzerland's urban landscape. Photo by H. Emre on Pexels

Mythe : Le SEE entraînera des frais supplémentaires aux frontières

Le SEE en lui-même n'impose aucune taxe à la frontière. Cependant, lorsque l'ETIAS sera opérationnel, les voyageurs de pays non européens devront payer environ 20 € pour l'autorisation de voyage, valable trois ans ou jusqu'à l'expiration du passeport. Les voyageurs de moins de 18 ans et de plus de 70 ans sont exemptés de cette taxe. La taxe ETIAS a récemment été portée de 7 € à 20 € et fait toujours l'objet d'un réexamen.

Mythe : Les passages aux frontières deviendront plus compliqués

Bien que des retards initiaux puissent survenir pendant que les voyageurs et le personnel frontalier s'adaptent aux nouvelles procédures, le SEE est en définitive conçu pour rendre les passages aux frontières plus rapides et plus efficaces. En remplaçant les tampons manuels par des systèmes biométriques automatisés — notamment la reconnaissance faciale et la collecte d'empreintes digitales — et en introduisant des bornes en libre-service, l'UE vise à réduire considérablement les temps de traitement. Une fois enregistré, un dossier de données SEE reste valide pendant trois ans, ne nécessitant qu'une empreinte digitale ou une photo rapide lors des passages frontaliers suivants.

Mythe : Le SEE stockera toutes les informations personnelles

Les préoccupations relatives à la protection des données sont compréhensibles, mais le SEE a une portée limitée. Le système n'enregistre que des données spécifiques au voyage et biométriques, notamment les scans faciaux, les empreintes digitales, les dates d'entrée et de sortie et les détails du passeport. Il ne suit pas les activités personnelles ni les déplacements au sein de l'UE. Toutes les données collectées sont régies par des réglementations strictes de l'UE en matière de protection des données, avec des limites claires en matière d'accès, de durée de conservation et d'utilisation autorisée.

Sources d'images:

  • Image d'en-tête: Photo by Charl Durand on Pexels
  • Image de teaser: Photo by Anna Shvets on Pexels