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Système d’entrée/sortie de l’UE : ce que les voyageurs doivent savoir en 2026
An airplane parked on the runway at an airport, captured during the day with clear skies.
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Système d’entrée/sortie de l’UE : ce que les voyageurs doivent savoir en 2026
L’Union européenne déploie progressivement le système d’entrée/sortie, ou EES, à ses frontières extérieures. Ce dispositif vise à moderniser la gestion des frontières, à renforcer la sécurité et à enregistrer numériquement les entrées et sorties de nombreux voyageurs non ressortissants de l’UE.
Photo by John McArthur on Unsplash
Pour les passagers, cela se traduit par de nouvelles procédures dans certains aéroports, ports et terminaux ferroviaires. Concrètement, les voyageurs peuvent devoir scanner leur passeport, fournir des données biométriques et finaliser un enregistrement avant de franchir la frontière.
Qu’est-ce que l’EES ?
L’EES est un système numérique de contrôle aux frontières destiné aux ressortissants de pays tiers se rendant dans l’espace Schengen pour un court séjour. Il remplace le tampon manuel sur le passeport par un enregistrement électronique de chaque entrée et sortie.
Le système enregistre notamment :
- Le nom et les données du document de voyage
- La date et le lieu d’entrée et de sortie
- L’image faciale
- Les empreintes digitales lors de la première inscription
L’objectif principal est d’améliorer le suivi aux frontières et d’identifier les voyageurs qui dépassent la durée autorisée de 90 jours sur une période de 180 jours.
Qui est concerné ?
Le dispositif concerne surtout les voyageurs non européens exemptés de visa, notamment ceux du Royaume-Uni, des États-Unis et de nombreux autres pays. Il ne s’applique pas aux citoyens de l’UE, aux résidents légaux ni aux titulaires de visas de long séjour.
Une fois l’inscription initiale effectuée, les données biométriques peuvent être réutilisées lors de voyages ultérieurs pendant une période définie.
Le système est-il déjà actif partout ?
Non. Le déploiement se fait encore par étapes. Certains points de passage disposent déjà de l’infrastructure nécessaire, tandis que d’autres sont toujours en phase de transition.
Les voyageurs peuvent donc rencontrer des procédures différentes selon leur itinéraire. À certains endroits, le processus numérique est déjà utilisé, tandis qu’ailleurs le passeport peut encore être tamponné manuellement.
L’EES devrait devenir pleinement opérationnel aux frontières extérieures de l’UE en 2026.
Que se passe-t-il à la frontière ?
Dans les points de passage où l’EES est actif, les voyageurs peuvent devoir :
- Scanner leur passeport ou document de voyage
- Enregistrer une image faciale
- Fournir leurs empreintes digitales lors de la première inscription
- Finaliser la vérification avec les agents aux frontières
Lors des voyages suivants, une empreinte ou une photo suffit généralement pour être comparée au dossier déjà enregistré.
Qu’en est-il de Douvres, d’Eurotunnel et d’Eurostar ?
Pour les voyageurs quittant le Royaume-Uni via le port de Douvres, le terminal Eurotunnel de Folkestone ou les trains Eurostar au départ de London St Pancras, les contrôles EES sont effectués par les autorités frontalières françaises.
La mise en œuvre n’est pas identique pour tous les flux de passagers. Certains segments sont déjà concernés, tandis que le déploiement plus large pour le trafic touristique a connu des retards.
Eurostar a renforcé ses effectifs, augmenté sa capacité de traitement manuel et adapté la circulation des passagers dans la gare pour limiter les perturbations.
Faut-il s’attendre à des retards ?
Oui, des retards sont possibles, surtout pendant les premiers mois. La première inscription prend plus de temps qu’un contrôle de passeport classique et peut provoquer des engorgements aux périodes de forte affluence.
Parmi les difficultés déjà observées :
- Des files d’attente plus longues aux contrôles frontaliers dans les aéroports
- Un traitement plus lent aux heures de pointe
- Des correspondances manquées dans certains cas
- Une forte pression opérationnelle dans les grands hubs
Il est conseillé de prévoir davantage de temps, en particulier dans les aéroports, ports et terminaux très fréquentés.
Comment se préparer ?
Pour réduire les difficultés, il est conseillé de :
- Vérifier si le point de départ utilise déjà l’EES
- Arriver plus tôt que d’habitude
- S’assurer que le passeport est valide et en bon état
- Suivre les consignes du personnel frontalier et du transporteur
- Anticiper des contrôles supplémentaires lors de la première inscription
Et après l’EES ?
L’EES sera suivi par l’ETIAS, le futur système européen d’autorisation de voyage pour de nombreux voyageurs non européens exemptés de visa.
La demande se fera en ligne, avec des informations personnelles, des questions de sécurité et le paiement de frais, sous réserve de certaines exemptions liées à l’âge.
En conclusion
L’EES marque un changement majeur dans la manière dont l’Europe gère ses frontières. Même si la transition peut occasionner des désagréments à court terme, l’objectif reste de mettre en place un système plus sûr, plus moderne et plus harmonisé.
Pour les voyageurs, l’essentiel est de vérifier les règles applicables à leur trajet, de prévoir une marge de temps supplémentaire et d’être prêts à une inscription biométrique.
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