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Le Secteur Met en Garde Contre le Lancement Frontalier « Big Bang » de l'UE Prévu pour l'Automne 2024
Black and white photo of airport ground crew near American Airlines vehicles.
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Le Secteur Met en Garde Contre le Lancement Frontalier « Big Bang » de l'UE Prévu pour l'Automne 2024
À l'approche de la fin 2023, le secteur du voyage tirait la sonnette d'alarme sur la manière dont l'Union européenne entendait activer son Système d'entrée/sortie (EES), longtemps retardé. Plutôt que de le déployer progressivement, Bruxelles a confirmé qu'il activerait chaque frontière extérieure de Schengen le même jour — un lancement dit « big bang » prévu pour l'automne 2024.
Les éléments transmis par Ryanair à la commission de contrôle européen du parlement britannique, consultés par The Independent, traduisaient le malaise de l'ensemble du secteur face à l'imposition d'un changement aussi radical d'un seul coup.
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Pourquoi les compagnies aériennes s'inquiétaient
Dans son témoignage écrit, la plus grande compagnie à bas coûts d'Europe affirmait qu'il n'était pas encore possible de tester correctement les modifications de ses systèmes, les environnements de test ayant pris du retard et nombre d'exigences techniques restant non spécifiées ou floues. La compagnie décrivait l'ensemble du projet comme « reporté à plusieurs reprises » et « mal géré », notant que la date de mise en œuvre avait déjà été repoussée à trois reprises.
Une personnalité de premier plan du secteur l'a dit plus crûment, confiant à The Independent qu'il semblait « insensé » de supposer que chaque poste-frontière — des frontières arctiques de la Norvège et de la Russie jusqu'au sud de la Bulgarie et de la Turquie — serait prêt le même jour. L'argument du secteur était simple : il serait bien plus logique de tester le système étape par étape.
Pourquoi Bruxelles tenait à un lancement unique
La Commission européenne n'a pas cédé. Les responsables ont confirmé qu'« aucun lancement en douceur n'est prévu », affirmant que la cohérence de l'ensemble du système dépendait d'un démarrage à une date commune, afin que toute personne entrant ou sortant d'Europe à partir de ce moment puisse être enregistrée de façon centralisée. La Commission a indiqué que les États membres devaient être prêts d'ici fin juillet 2024, après quoi la date exacte de début serait publiée ; la France avait demandé que le déploiement soit reporté à après les Jeux olympiques de Paris.
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Ce que cela signifierait à la frontière
L'EES représente le plus grand changement des frontières extérieures de l'UE depuis une génération. Une fois en service, il enregistre chaque entrée et sortie des « ressortissants de pays tiers » — une catégorie qui inclut désormais les détenteurs d'un passeport britannique depuis le Brexit. Lors du premier contact du voyageur, le système enregistre les empreintes digitales et une image biométrique du visage ; lors des voyages ultérieurs sur trois ans, un seul contrôle biométrique suffit.
La préoccupation a toujours été le temps de traitement. Eurotunnel estimait que le temps moyen pour faire passer une voiture par la frontière française pourrait passer de moins de 60 secondes à entre cinq et sept minutes pour ce premier enregistrement — une inquiétude particulière aux contrôles juxtaposés du Kent, où les agents français vérifient les documents avant que les voyageurs ne traversent la Manche. Environ six mois après l'entrée en service de l'EES, un permis en ligne distinct, le Système européen d'information et d'autorisation concernant les voyages (ETIAS), devait suivre au printemps 2025. Si vous souhaitez un aperçu actualisé de l'articulation de ces dispositifs, notre présentation de l'ETIAS en explique l'essentiel.
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