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Comment Eurostar et Douvres se sont préparés aux contrôles biométriques de l'UE
Airport ground crew operating a vehicle in front of a parked airliner on a rainy runway.
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Comment Eurostar et Douvres se sont préparés aux contrôles biométriques de l'UE
Pour les voyageurs quittant Londres en train, passer en Europe continentale n'a jamais été aussi simple qu'acheter un billet et se présenter. Alors que l'UE s'apprêtait à lancer son système d'entrée/sortie (EES) — initialement prévu pour le 6 octobre 2024 —, un nouvel ensemble de formalités se profilait pour quiconque traversait la Manche, et les opérateurs les plus exposés aux retards ont passé des mois à se préparer.
Cet article, rédigé à l'approche des changements, examine comment Eurostar, le port de Douvres et l'exploitant du tunnel sous la Manche se sont préparés, et pourquoi la frontière dite « juxtaposée » a rendu la tâche particulièrement délicate.
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Ce que l'EES exige à la frontière
Avec l'EES, les visiteurs non européens entrant dans l'espace Schengen doivent fournir des données biométriques — empreintes digitales et image du visage — en lieu et place d'un passeport tamponné à la main. Cet enregistrement initial est valable trois ans, période durant laquelle les voyageurs peuvent généralement emprunter les portiques automatiques plutôt que de voir un agent à chaque passage.
Le problème pour Eurostar, Le Shuttle et le port de Douvres, c'est que la frontière française est « juxtaposée » — physiquement située en Grande-Bretagne. Cela signifie que les contrôles et les files d'attente ont lieu avant le départ, et non à l'arrivée. Comme l'a résumé un dirigeant ferroviaire, tout se fait à Londres, si bien qu'à l'arrivée les passagers sont libres de partir ; le plus grand défi revient aux compagnies aériennes, où le processus EES intervient après l'atterrissage.
L'investissement dans les bornes et les guichets
Pour maintenir le flux de passagers, Eurostar a investi environ 10 millions d'euros dans la rénovation de St Pancras International, avec 49 bornes biométriques réparties en trois zones, dont des espaces dédiés aux voyageurs affaires et premier et une zone d'appoint à l'étage pour les heures de pointe. Comme la collecte des données biométriques lors de la première entrée doit être supervisée par un garde-frontière européen, la France a accepté de doubler le nombre de guichets de police, de neuf à 18.
Eurostar a indiqué que ses modèles montraient que les passagers pouvaient achever le processus dans les 60 à 90 minutes recommandées avant le départ, et espérait réduire la dernière partie du contrôle frontalier de 59 à 37 secondes. L'exploitant du tunnel sous la Manche, Getlink, a annoncé une dépense d'environ 70 millions d'euros pour des mesures visant à éviter une pagaille le jour du lancement, tandis que le port de Douvres s'inquiétait de relever les données biométriques des passagers de voitures dans un espace restreint.
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Retards, souplesse et la suite
Le dispositif avait déjà été reporté à plusieurs reprises en raison d'inquiétudes sur les capacités informatiques en arrière-plan, les effectifs et l'impact sur des événements comme les Jeux olympiques de Paris. La fédération aéroportuaire ACI Europe a averti que le temps de traitement aux frontières pourrait augmenter de 50 %, et que la confirmation définitive de la date de lancement n'était pas attendue avant fin août — la fin du pic estival. Les ministres ont préparé des « mesures de flexibilité de précaution » pour une période initiale pouvant aller jusqu'à six mois, avec la possibilité de laisser passer les voyageurs sur simple passeport si le système flanchait.
L'EES a toujours été conçu comme le précurseur d'un second dispositif, le système européen d'information et d'autorisation concernant les voyages (ETIAS), qui imposerait plus tard aux voyageurs britanniques et autres ressortissants non européens de s'enregistrer au préalable et de payer des frais avant la traversée. Pour voir comment cette autorisation s'inscrit dans l'ensemble, notre présentation de l'ETIAS en explique l'essentiel.
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