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Taxes de séjour, interdictions de bus et TikTok : comment les villes européennes luttent contre la surfréquentation
A woman stands at a glass window viewing airplanes at Singapore Airport, capturing the essence of travel and anticipation.
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Taxes de séjour, interdictions de bus et TikTok : comment les villes européennes luttent contre la surfréquentation
Alors que les villes les plus prisées d'Europe font face aux tensions du surtourisme, beaucoup se tournent vers des outils qui vont bien au-delà de la classique taxe de séjour. L'objectif n'est plus seulement de générer des recettes, mais de gérer les foules, de protéger le patrimoine culturel et de préserver la qualité de vie des habitants. Le contexte compte aussi : l'autorisation de voyage ETIAS de l'UE, une exigence à 7 € pour les visiteurs hors UE vers une trentaine de pays européens, était alors reportée à 2025, ajoutant une couche supplémentaire à la réflexion du continent sur qui voyage et comment.
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Taxes plus élevées et règles plus strictes dans les villes du nord
Amsterdam a porté sa taxe de séjour à 12,5 % du coût de l'hébergement en 2024 — le taux le plus élevé d'Europe —, ce qui signifie qu'une chambre moyenne à 120 € pourrait entraîner un supplément de 15 € par nuit. La capitale néerlandaise a aussi interdit les bus de plus de 7,5 tonnes dans le centre-ville, relevé la taxe journalière des passagers de croisière de 8 € à 14 € et bloqué l'ouverture de nouveaux bed-and-breakfast dans certains quartiers centraux pour soulager la pression sur le logement.
Paris, de son côté, a relevé sa taxe de séjour de 200 % en 2024, en partie pour financer des améliorations des transports publics avant les Jeux olympiques. Plutôt que de s'appuyer seulement sur des restrictions, la France a aussi mobilisé des influenceurs des réseaux sociaux pour mettre en avant des régions moins connues et éloigner les visiteurs des sites les plus fréquentés — une approche plus douce pour répartir la demande.
Quotas de visiteurs et fermeté envers les croisières dans le sud
Venise, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, a commencé à tester une taxe d'accès journalière de 5 € pour les excursionnistes qui visitent sans passer la nuit, expérimentée certains jours en 2024, tout en limitant les groupes de visite à 25 personnes et en interdisant les haut-parleurs. Athènes a instauré un quota quotidien de 20 000 visiteurs à l'Acropole, contre une moyenne précédente d'environ 23 000. Lisbonne a doublé sa taxe sur les passagers de croisière à 2 € par personne dès le début de 2024, le maire évoquant des mesures plus strictes pour les opérateurs récalcitrants.
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Un virage vers la gestion, pas seulement la facturation
Pris ensemble, ces choix marquent un changement de mentalité. Les villes combinent outils financiers, quotas, règles de circulation et promotion plus fine, tandis que des offices de tourisme comme celui du Portugal misent sur la durabilité et l'authenticité, utilisant des canaux comme TikTok pour orienter les voyageurs vers des régions plus calmes. Toutes les villes ne veulent pas moins de visiteurs — Dublin, par exemple, a cherché à relever le plafond de passagers de son aéroport —, mais l'orientation générale va vers la gestion des flux plutôt que l'accueil de chiffres toujours plus élevés. Pour ceux qui préparent un voyage européen, il est utile de comprendre les règles d'entrée du bloc ; notre présentation de l'ETIAS explique ce dont les visiteurs sans visa auront finalement besoin.
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